Réflexion sur le Brexit

Réflexion sur le Brexit

 

Le verdict des urnes britanniques est tombé le 24 juin au petit matin : le Royaume-Uni va activer l'article 50 du Traité sur l'Union européenne pour s'en séparer après 43 ans de vie commune, plus ou moins tumultueuse. Le choc est violent et son onde pour le moment difficile à concevoir, aux plans politique comme économique. D'autant que cet événement est sans précédent. Personne ne peut dès lors prédire avec certitude ce qui va advenir. Une seule chose est sûre : pour éviter une implosion générale, les Européens vont devoir désormais gérer et réagir vite et bien.

Quelles causes ?

En 1972, le Gouvernement britannique décide de rejoindre la Communauté Économique Européenne (CEE) dont le succès est sans conteste plus grand que l'Association Européenne de Libre Échange (AELE : zone de libre-échange créée en réaction au Traité de Rome par les Anglais avec d'autres pays nordiques). Libéré du veto répété du Général de Gaulle qui y voyait un frein à la construction européenne, le Royaume-Uni rejoint ainsi le club des 6 en 1973. 2 ans plus tard, l'adhésion est validée par référendum à 67% des voix, un vrai plébiscite. Même Margareth Thatcher, alors chef de l'opposition, mène campagne en ce sens ! Difficile à croire de la part de la Dame de Fer qui, devenue Premier Ministre, réclamera un allègement de la contribution britannique au budget européen, le fameux chèque anglais, et luttera avec force en faveur d'une exception pour son pays. Ses successeurs agiront tous de même, y compris les moins eurosceptiques d'entre eux.

Trente ans plus tard, le Royaume-Uni finit par emporter la mise. D'une part, ses partenaires acceptent de se lancer dans un élargissement à l'Est qui non seulement pénalise la nécessaire intégration pour une Europe plus efficace et plus puissante, mais en plus la dilue pour la transformer en un vaste marché financier et commercial, comme l'ont toujours souhaité les Anglais. D'autre part, ils lui concèdent en même temps tout un ensemble d'exemptions (Schengen, Euro, Charte sociale, etc.) qui lui permette au final de jouir des avantages de l'UE (droits), sans en subir vraiment les inconvénients (devoirs). Au final, l'Europe a dérivé vers le modèle anglo-saxon ordo-libéral que les Européens rejettent en masse aujourd'hui, le considérant forgé par et pour les élites, notamment de la City de Londres.

Paradoxalement, le Royaume-Uni décide de quitter une entité qu'il est parvenu à orienter comme il le souhaitait, dans lequel il jouissait d'une position extraordinaire et où il était devenu très influent, jusqu'au cœur des institutions communautaires. Décidément, difficiles de comprendre ces Anglais qui ne font jamais rien comme les autres ! Quelques explications peuvent néanmoins être avancées sur les motivations du Brexit désormais acté. Mais auparavant, besoin est de le relativiser : primo, il se fonde sur une faible majorité (51,9%) ; deusio, l'ont massivement rejeté les Écossais et les Nord- Irlandais, qui savent et reconnaissent ce qu'ils doivent à l'Europe en termes d'aide au développement et de débouchés extérieurs, ainsi que les jeunes et les travailleurs qualifiés, qui sont connectés au continent et en perçoivent les bienfaits. La question des partisans se pose dès lors logiquement : qui sont-ils et pourquoi ce choix ?

Force est de constater que les générations les plus anciennes se sont fortement mobilisées en faveur de la sortie de l'UE. La nostalgie de l'Empire britannique sur lequel le soleil ne se couchait jamais joue sans doute un peu dans leur cas. Elles en restent fières et acceptent dès lors avec grande difficulté une quelconque autorité supérieure, qui plus est originaire de ce continent dont le Royaume-Uni s'est si souvent détourné tout en y gardant un œil afin d'y préserver ses intérêts bien comptés. Elles le restent d'autant plus que subsiste de cette glorieuse époque le Commonwealth, communauté informelle de 53 États dont 16 reconnaissent la Reine d'Angleterre comme leur chef individuel. Elles imaginent ainsi que le Royaume-Uni peut très bien mener seul sa barque dans les remous d'une mondialisation qu'il a largement contribué à induire. Cette confiance, qui confinerait à l'arrogance, se double d'une peur liée elle-même à la mondialisation. Car les pro-Brexit se trouvent en masse dans les zones rurales et industrielles touchées de plein fouet par la crise, les délocalisations, la concurrence externe, la chute du prix des matières premières... Les populations de ces régions se sentent oubliées et exclues, perdantes et écrasées par une globalisation, comme disent les anglo-saxons, dont l'Europe n'est pas le rempart mais bien au contraire, selon elles, la figure de proue. Elles oublient au passage que leur pays a joué un rôle fondamental dans la transformation de l'UE à son image de boutiquier, pour paraphraser Napoléon, l'empêchant de se doter des outils politiques qui auraient pu lui permettre de peser davantage dans les affaires du monde et de protéger ses nations. Pas seulement sur un plan socio-économique puisque la sécurité est un enjeu fort à ce jour pour les Européens face aux déflagrations alentours, au terrorisme et à l'immigration qui en sont la résultante. Ces deux derniers items ont profondément influencé le vote britannique, comme il influe sur tous les électeurs européens, de plus en plus inquiets et fébriles, de moins en moins confiants dans leurs élites et leurs institutions, au point de se réfugier vers des partis populistes pour la plupart nationalistes et xénophobes, préférant un repli sur soi jugé à tort salvateur à une ouverture à l'autre indispensable à la résolution des conflits et aux échanges fructueux.

En définitive, le Brexit est le fruit d'un dangereux mélange de mélancolie, d'orgueil, de déception et de peur qui n'est pas l'apanage des seuls Britanniques, mais qui produit chez eux ses premiers effets dévastateurs. Étrange et inquiétant pour un peuple qui a inventé la démocratie moderne, qui n'a cessé de promouvoir l'humanisme, qui a toujours résisté aux obscurantismes, qui a combattu les pires dérives, qui n'a jamais eu froid aux yeux mais a fait preuve d'une témérité à l'origine sans doute de la fascination que d'autres éprouvent à leur égard, comme les Français.

Quelles conséquences ?

Selon Jean-Louis Bourlanges, le Royaume-Uni avait jusque-là un pied dans l'UE et l'autre en dehors : avec le Brexit, ce sera l'inverse ! En effet, il bénéficiait de tant de dérogations qu'il n'était pas membre à part entière du club. Si les Britanniques avaient décidé d'y rester, ces dérogations se seraient encore accrues puisque les autres européens avaient accepté, pour les conserver parmi eux, de ne plus les soumettre à « une union toujours plus étroite », de conditionner les allocations aux immigrés communautaires ou bien encore d'avoir un droit de regard sur les affaires de la zone Euro sans jamais l'intégrer ! Personne ne l'a évoqué mais, dans ces conditions, le Royaume-Uni aurait acquis un redoutable pouvoir de nuisance, surtout que David Cameron serait sorti renforcé d'un référendum positif et aurait adopté une posture hostile à tout progrès du projet européen, progrès pourtant indispensable à une Europe en proie à moult difficultés qu'elle ne peut régler sans une avancée vers une forme de fédération. Si le départ d'un membre, qui plus est de poids, comme le Royaume-Uni, est forcément regrettable, il présente au moins l'avantage d'une clarification. Une fois le choc passé, notamment sur les marchés financiers, l'impact économique pourrait être moins terrible que le cataclysme prophétisé par les opposants au Brexit. Nul n'a intérêt à ce que le Royaume-Uni se désengage du marché unique : ni ce pays qui réalise près de la moitié de son commerce extérieur avec l'UE, ni les continentaux pour lesquels la cinquième puissance mondiale est un partenaire vital, à commencer par la France qui est en léger excédent commercial avec elle, fait suffisamment rare pour être souligné ! Il est donc aisé d'imaginer que Britanniques et continentaux vont s'entendre sur un statut à la norvégienne ou à la suisse, confortant au passage l'idée maintes fois défendues par nombre de pro-européens, celle d'une Europe des cercles concentriques, très intégrée sur la zone Euro, relativement intégrée dans le voisinage immédiat (Royaume-Uni, Scandinavie, Europe orientale...) et coopérative au-delà (Ukraine, Turquie, Balkans...). Ainsi demeurera l'Espace Économique Européen (EEE) dont l'Union européenne est le cœur sans en être la totalité, ce qui permettra aux affaires de reprendre, comme avant ou presque, la fluidité en moins. Dans cette histoire, les principaux intéressés risquent d'être aussi les plus pénalisés : hors de l'espace le plus intégré, en lien privilégié avec d'autres grandes puissances économiques comme l'Allemagne, la France et l'Italie, le Royaume-Uni sera sans doute moins attractif pour les étudiants, les entrepreneurs et les investisseurs qui pourraient très bien lui préférer le continent. Les Britanniques pourraient par ailleurs voir leur « special relationship » avec les États-Unis se dégrader, si tant est que cette relation préférentielle existe dans la réalité, les Américains la déniant. Churchill avait coutume de dire qu'entre le continent et le grand large, son pays opterait toujours pour le second. Or, le grand large sera sans doute moins intéressé par un Royaume-Uni sorti de l'Union européenne, marché d'un demi-milliard d'habitants, le plus riche de la planète. Les Britanniques devraient donc perdre en croissance économique ce qu'ils vont recouvrer en liberté, si tant est qu'il soit possible de parler de liberté dans un monde de grands blocs entre lesquels ils vont se retrouver enserrés, voire étouffés. Le grand large pourrait bien les noyer, surtout s'ils se divisent eux-mêmes !

Précisément, comme indiqué plus haut, Écosse et Irlande du Nord se sont prononcées de manière incontestable pour le maintien dans l'UE. Ces régions ultrapériphériques à toutes les échelles, relativement isolées et pauvres, savent plus que toute autre l'absolue nécessité de s'unir pour être plus forts et compter dans le monde de demain. Leur attachement à l'UE n'est pas seulement d'ordre financier, affirmation des plus mesquines à leur égard, mais aussi et surtout d'ordre politique, voire affectif. Si l’Écosse a toujours été une terre à part, que les Romains n'avaient réussi à conquérir, pas plus que les Vikings et les Anglo-saxons, jusqu'au XVIIIème siècle, elle n'en est pas moins liée au continent, tout particulièrement la France avec laquelle elle a partagé sa nationalité jusqu'en 1903 ! L'Europe permet à l’Écosse, plus que de survivre, d'exister face aux autres Britanniques comme au reste du monde. Quant à l'Irlande du Nord, l'UE présentait l'avantage de contenter toutes les parties belligérantes : elle paraissait réunir les deux Irlande, apaisait les tensions et facilitait le statu quo. Faut-il craindre une résurgence du conflit nord-irlandais si la frontière se matérialise à nouveau ? Quoi qu'il en soit, l’Écosse ne restera sans doute pas impassible : elle n'acceptera pas de subir un Brexit contre son gré. Le Premier Ministre écossais, Madame Sturgeon, a déjà annoncé sa volonté d'organiser un second référendum sur l'indépendance, sachant que le précédent avait vu la défaite des indépendantistes à 45% contre 55% dans la mesure où nombre d'électeurs redoutaient de sortir de l'UE et ne plus pouvoir y revenir en cas de rupture avec le Royaume-Uni, alors membre à part entière, disposant d'un droit de veto pour toute nouvelle adhésion. Cette hypothèque est à présent levée, sans compter que les indépendantistes ont raflé la quasi-totalité des sièges du parlement écossais aux dernières législatives. Là encore, le Royaume-Uni pourrait y perdre bien plus que l'UE.

Justement, quel impact pour l'UE maintenant à 27 ? Plus difficile à prévoir encore ! Deux écoles s'affrontent à l'heure actuelle.

D'un côté, certains sont persuadés, voire émettent le vœu d'une contagion à d'autres pays de plus en plus eurosceptiques comme le Danemark ou la Suède, bénéficiant eux-aussi de quelques exemptions, ou bien encore des États d'Europe centrale et orientale, qui plus est hors zone Euro, à commencer par la Hongrie. L'hypothèse est plausible car les souverainistes ont le vent en poupe dans tous ces pays et sont à présent en droit de solliciter à leur tour une consultation populaire à propos de leur appartenance à l'UE, arguant que les peuples opprimés par les élites nationales et européennes réclament à cor et à cri une expression qui leur est confisquée depuis trop longtemps, faisant fi au passage de la démocratie représentative. Le plus inquiétant est que ce phénomène gagne les pays fondateurs que sont les Pays-Bas ou bien encore la France.

D'un autre côté, les plus optimistes parient sur les difficultés attendues pour le Royaume-Uni, à commencer par une immense perte d'influence une fois sorti des institutions européennes dont il ne pourra plus guère orienter les décisions, tout en continuant à les subir via l'EEE, sans compter une cotisation à ce dernier pour y demeurer ; et une instabilité généralisée, néfaste pour les affaires, la croissance et les emplois : ces deux phénomènes pourraient bien ramener à la raison des peuples tentés par une aventure douteuse aux conséquences incalculables pour eux-mêmes. La France est symptomatique de cette schizophrénie car, si les Français se disent mécontents de l'UE et la rejettent de plus en plus, ils n'en sont absolument pas au stade de réclamer ne serait-ce que l'abandon de l'Euro, ce qui force le Front national à mettre de l'eau dans sa piquette... En fait, tout va dépendre de la réaction, appropriée ou non, volontaire ou non, appuyée ou non, des Européens, à commencer par les plus convaincus, si tant est qu'ils le soient vraiment...

Quelles suites ?

Besoin est de s'inspirer du légendaire flegme britannique et de conserver son sang-froid. Encore une fois, le Brexit est un rude coup porté à la construction européenne qui semble de la sorte se muer en déconstruction, avec le risque de retour à une Europe des nationalismes, comme au XIXème siècle, dont tout un chacun sait à quelles tragédies elle a conduit le monde entier, qui d'ailleurs à les yeux rivés sur le Vieux-Continent dont le rôle planétaire est encore à ce jour fondamental. Mais il pourrait aussi être une opportunité. Tout d'abord, il simplifie les rapports du continent au Royaume-Uni, une simplification bien venue car la position d'entre-deux de ce membre n'était plus guère tenable et faisait des émules, ce que le Brimain ou maintien dans l'UE, aurait aggravé avec les nouvelles concessions des Européens aux Britanniques. Ensuite, il est la preuve, s'il en était besoin, que rien n'est jamais acquis ni irréversible, que l'UE est mortelle et pourrait bien disparaître, engloutissant à coup sûr ses membres dans son naufrage car nul d'entre eux, pas même l'Allemagne, ne saurait présider aux destinées du monde, donc aux siennes, en étant seul face aux empires américains, chinois, indiens ou bien encore russe, la période coloniale étant définitivement révolue !

Les continentaux, à commencer par les membres de la zone Euro, tout particulièrement les fondateurs, doivent faire contre mauvaise fortune bon cœur et transformer en opportunité un événement à priori calamiteux. Pour ce faire, le diagnostic doit être posé enfin sérieusement. La montée en puissance inexorable de l'euroscepticisme, voire du sentiment anti-européen, à travers toute l'UE n'est certainement pas la conséquence de l'obsolescence et de la disparition de l'idée européenne, c'est-à-dire la foi en un avenir meilleur à travers une Europe politique unie capable de garantir à ses nations paix, démocratie, prospérité, sécurité et puissance. Bien au contraire ! Les peuples souhaitent cette Europe et désespèrent de la voir advenir, au point qu'ils n'y croient plus et en reviennent aux solutions de repli, aujourd'hui sur l’État Nation, demain sur l’État Régional, après demain sur l’État Cité, comme au Moyen-Age ? L'ennui est que l'Europe est dirigée et imaginée depuis une vingtaine d'années par de faux pro-européens, des dirigeants qui le sont de raison, non de cœur ; qui donnent à croire qu'ils le sont, en caution morale, mais qui, jaloux de leurs prérogatives, ne veulent surtout pas que progresse l'intégration, synonyme de partage de souveraineté, donc de perte de pouvoir pour eux-mêmes ; qui s'abritent derrière le paravent bien pratique de l'UE pour se décharger de leur propre incurie ; qui ne sont tout simplement pas élus pour gérer l'Europe, mais leur pays au sein de l'Europe. Résultat : depuis le lamentable Traité de Nice qui a complexifié à outrance les mécanismes européens afin de préserver les intérêts particuliers au détriment de l'intérêt général, l'UE sa dérivé vers une usine à gaz inter-gouvernementale, mille-feuille incompréhensible de traités alternatifs et situations particulières. Tandis que le monde bouge de plus en plus rapidement, ses capacités de réaction se sont amoindries, au point de se fossiliser, comme en témoigne la lamentable histoire des réfugiés. En fait, ses dirigeants ont voulu ménager la chèvre, fédérale, et le chou, souverainiste, donnant naissance à un monstrueux hybride qui reste au milieu du guet, à regarder les autres puissances avancer. Il en va ainsi de la zone Euro, une union économique et monétaire qui se retrouve unijambiste, uniquement monétaire, chacun de membres menant sa propre politique budgétaire, sociale et économique, sans vraiment tenir compte des partenaires, si ce n'est pour les concurrencer, leur prendre des parts de marché et les devancer, comme si un footballeur cherchait à voler le ballon à ses équipiers pour se l'accaparer et marquer des buts, y compris contre son propre camp. Dans le cas inverse, la problématique grecque aurait été réglée de longue date, pour ne prendre que cet exemple édifiant.

Lors de la campagne de l'élection présidentielle de 2012, le candidat François Hollande promettait de changer l'Europe, entre autre chose. 4 ans plus tard, rien, désespérément rien. Ce n'est pas entièrement sa faute car depuis l'échec du référendum sur le Traité constitutionnel, la France est décrédibilisée. Elle est d'autant plus inaudible qu'elle se refuse toujours aux mêmes efforts de réforme que ses partenaires, leur imposant sa propre exception, avec l'assurance d'avoir raison contre tous les autres, ce que devraient prouver ses performances économiques dont le moins que l'on puisse dire est qu'elles sont à la traîne des autres, notamment sur le chômage, avec une nouvelle poussée en cette fin juin. Les Français en sont blasés, comme les autres Européens, et se tournent eux-aussi vers les pires solutions, de l’abstention aux extrémismes. Eux-aussi ressentent dans leur tréfonds la désagréable impression que l'Europe, comme toutes les autres institutions démocratiques, sont aux mains d'élites, surtout financières, qui agissent dans leur seul intérêt, au mépris des peuples, voire sur leur dos. Ils ne voient aucun de leur dirigeant faire preuve du courage nécessaire pour résoudre leurs difficultés, améliorer leur quotidien et assurer leur avenir. « De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace ! » disait Danton. L'Europe en a plus que jamais besoin pour se refonder sur les ruines fumantes du Brexit, répondre enfin aux aspirations de ses peuples et participer aux destinées mondiales. Révolutionnons l'Europe avant que les Européens ne se révoltent pour de bon !

Crédit photos : L'Europe des Citoyens